définition web 2.0Dernièrement je discutais des nouveautés du web avec des amis et l’un d’eux nous a posé une question candide mais pas aussi simple à répondre : Au fait c’est quoi le web 2.0 ?

L’un des amis a répondu : Le web 2.0 se sont les nouveaux sites qui intègrent des nouvelles technologies (tel que Ajax) et des nouvelles fonctionnalités (tel que le tagging) qui leur permet de devenir plus interactifs et plus facile à utiliser par les internautes.

N’étant pas totalement faux et n’ayant pas mieux à répondre sur le tas, j’ai préféré penser à la question et revenir avec une réponse plus développée.

I. Alors c’est quoi le web 2.0 ?

Je sais que la question n’est pas facile et qu’on peut y répondre selon différents angles c’est pour cela que je vais commencer la réponse par « selon moi ».

Selon moi le web 2.0 est un web où l’utilisateur a un pouvoir d’action sur le contenu qu’il trouve. Ce pouvoir d’action s’exprime par deux choses :

1. La possibilité d’intervention
2. La possibilité de partage

1. L’intervention :

Dans le web 2.0 les utilisateurs ont la possibilité de noter un contenu, de le tagger, de le commenter, de l’altérer, de le visualiser sur différents supports et différentes interfaces, de le classer, d’en créer un nouveau et même de poster leur propre contenu. La notion d’intervention comprend aussi la notion de collaboration, qui est en quelque sorte une intervention collective sur un contenu.
2. Le partage :

Les utilisateurs des ressources web 2.0 peuvent facilement partager un contenu (ou leur contenu) avec d’autres utilisateurs bien définis ou avec tous les internautes. Cette facilité a alimenté la croissance du phénomène des communautés sur internet.

II. Pourquoi est-il difficile de définir le web 2.0 ?

La difficulté à définir le web 2.0 réside dans la confusion (volontaire ou involontaire) qu’on fait entre les objectifs et les moyens, entre les finalités et les outils, entre les usages et les technologies.

Vous allez remarquer que la définition que j’ai donné en haut n’évoque ni Ajax, ni RSS, ni blog, ni API, ni tagcloud, ni mashup, ni crowdsourcing… ni tous les outils « cool » et à la mode qui gravitent autour de la notion du web 2.0 (voir billet : Le dico illustré du Web 2.0) et cela parce qu’ils ne sont que des outils dont disposent les internautes pour exercer leur pouvoir. Ils feront rapidement partie de l’histoire dès que de nouveaux outils plus puissants verront le jour.

Ceci dit rendons à César c’est qui est à lui, c’est grâce à ces outils que l’internaute a pu prendre le pouvoir; sans eux jamais la notion du web 2.0 n’aurait pu voir le jour.